TÉLÉCHARGER LE 7EME JURÉ

Envers et contre tous. Dans un registre encore éloigné de la comédie, même si le rire est toujours présent au détour d’une réplique, Lautner propose des films socialement engagés, au ton particulièrement tranchant et parsemés d’idées visuelles surprenantes. Ce crime dévient le grand événement du quotidien local et le sujet de conversation et d’inquiétude des habitants de Pontarlier. Un sujet qui mêle donc à la fois drame judiciaire et analyse sociale de la petite bourgeoisie provinciale, à mi-chemin entre les sujets de prédilection d’un André Cayatte et l’ambiance propre au cinéma de Claude Chabrol. Aux assises, Duval est nommé juré. L’événement le traumatise, mais il n’est pas inquiété. L’atmosphère est oppressante, grâce à une esthétique travaillée pour laquelle il faut saluer le travail du fidèle chef opérateur de Lautner, Maurice Fellous , qui crée une véritable ambiance de film noir, mais aussi grâce à une utilisation particulièrement pertinente du son avec ces bruits qui se détachent, notamment celui des cloches que Duval se remet à entendre après son crime, symbole de son réveil.

Nom: le 7eme juré
Format: Fichier D’archive
Système d’exploitation: Windows, Mac, Android, iOS
Licence: Usage Personnel Seulement
Taille: 55.41 MBytes

Un téléfilm de belle facture reprenant un vieux film de Lautner, qui doit beaucoup à la composition sobre et pleine de tension Mais à notre sens le meilleur du film se situe après, quand Duval décide de se dénoncer: Et souvent, l’ordre importe plus que la vérité Duval décide alors d’avouer son crime à son ami qui n’est autre que le gendarme chargé de l’affaire, celui-ci tentera de le convaincre de garder le silence et de laisser le jeune ouvrier être condamné à sa place. Ce fut le cas avec Georges Lautner, à qui il permit de monter Marche ou crève sur son nom. Les séances de prétoire, qui peuvent vite devenir ennuyeuses au cinéma, ont devant sa caméra une force et un impact presque inégalés. Blier occupe l’écran et transforme son personnage, le septième juré du titre, en acteur central d’un événement codifié, dont il ne devrait être qu’un témoin privilégié.

Dans la chaleur d’un dimanche après-midi, Grégoire Duval, pharmacien apprécié de la bonne société de Pontarlier, assassine une jeune fille au bord d’un lac, sous l’emprise d’une pulsion soudaine. L’événement le jur, mais il n’est pas inquiété.

Le 7e juré – L’essentiel –

A sa place, Sylvain Sautral, amant de la victime, se trouve sur le banc des accusés. Aux assises, Duval est nommé juré. Il va alors utiliser lee rôle au maximum pour faire innocenter un homme qu’il sait innocent.

Mais l’acquittement ne conviendra ls à la bonne société de la ville qui voyait en Sautral un coupable parfait Alors qu’il s’apprête à réaliser Le 7ème juréGeorges Lautner n’est pas encore le réalisateur des Oe flingueursdes comédies signées Francis Veber ou des films avec Jean-Paul Belmondo. Il est encore un cinéaste méconnu, qui vient de tourner ses cinq premiers films. Entre autres deux films forts et marquants, même s’ils restent des titres oubliés de sa filmographie, Marche ou crève et Arrêtez les tambourstous deux portés par le talent de Bernard Blierpuis Le Monocle noirpremier titre de la série qui lancera réellement sa carrière.

De nos jours, Juté est trop souvent considéré comme un petit artisan du cinéma français, metteur en scène sans grande personnalité d’un Belmondo ronronnant ou de comédies balourdes.

Le 7e juré

Même alors qu’il était déjà un cinéaste installé, il y avait toujours dans ses films un grain de folie, un côté rebelle qui font la « patte Georges Lautner » et le distinguent à nos yeux de la masse des réalisateurs populaires. Dans un registre encore éloigné de la comédie, même si le rire est toujours présent au détour d’une réplique, Lautner propose des films socialement engagés, au ton particulièrement tranchant et parsemés d’idées visuelles surprenantes.

  TÉLÉCHARGER DIKKENEK 720P

Le 7ème juré en est une illustration parfaite, 7emd plus d’être un film absolument passionnant, et se distingue comme l’une des réussites majeures jurré son auteur.

le 7eme juré

Dans la genèse de ce film, il faut en premier lieu souligner le poids de Bernard Blier. Tout au long de sa carrière, l’acteur sut jouer de sa popularité pour apporter son soutien à de jeunes réalisateurs.

Le 7ème juré

Ce fut le cas 7emf Georges Lautner, à qui il permit de monter Marche ou crève sur son nom. Il lui reste fidèle sur ses films suivants, et c’est lui qui insiste auprès du cinéaste pour qu’il tourne Le 7ème juréun sujet parfait pour ses talents d’acteur et pour ceux de son ami réalisateur.

le 7eme juré

L’auteur du crime, le pharmacien Grégoire Duval, respecté dans sa ville, n’est pas inquiété. C’est Sylvain Sautral, petit ami de la victime et lui aussi considéré comme marginal, que les circonstances désignent comme le coupable idéal.

Lors du procès, Duval est désigné comme juré et va faire son maximum pour ne pas voir un innocent condamné à sa place. Un sujet qui mêle donc à la fois drame judiciaire et analyse sociale de la petite bourgeoisie provinciale, à mi-chemin entre les sujets de prédilection d’un André Cayatte et l’ambiance propre au cinéma de Claude Chabrol.

D’ailleurs, à jueé simple lecture de l’histoire, on pourrait voir un scénario typique des drames judiciaires tournés par le réalisateur de Nous sommes tous des assassins. Et force est de constater que dans ce domaine, Lautner montre à quel point il est un metteur en scène plus habile que Cayatte. Les séances de prétoire, qui peuvent vite devenir ennuyeuses au cinéma, ont devant sa caméra une force et un impact presque lr. Dès l’ouverture, Lautner semble d’ailleurs refuser d’inscrire son film dans un simple contexte policier.

L’introduction, qui nous montre le meurtre commis par Duval, se fait sur un ton étrange, presque onirique, comme si l’action juuré déroulait dans un rêve. Le réalisateur joue avec la lumière, qui filtre dans la végétation, use de fortes contre-plongées et d’un montage rapide pour nous montrer que Duval n’est pas dans son état normal, mais aussi pour illustrer le profond basculement psychologique que son acte va engendrer.

Cette entrée en matière frappante, visuellement très travaillée, est la mise en évidence immédiate du talent de Lautner. 7ee l’issue de cette scène, plutôt que de voir se dérouler simplement l’enquête, nous assistons pendant quelques minutes à une forme d’introspection chez Grégoire Duval.

Le crime crée chez lui un bouleversement, qui n’est pas, dans un premier temps de la culpabilité, mais une prise de conscience de l’hypocrisie dans laquelle il vit. En voix off, il commente les images de 7eeme vie. Ses habitudes, son quotidien, sa famille deviennent l’illustration du carcan dans lequel son 7e,e s’est déroulée, par 7eem à la liberté qu’incarnait sa victime.

Alors que depuis des années cet homme semblait ne s’être posé aucune question sur sa situation sociale, son acte monstrueux lui ouvre les yeux sur ce qu’il est vraiment, et sur les échecs de sa vie: C’est cette prise de conscience, et non le meurtre en lui-même, qui change le personnage. Sa désignation en tant que juré va lui donner l’occasion de s’opposer à la société à laquelle il appartenait jusqu’alors et, d’une certaine manière, de se venger de sa propre vie.

Ainsi, plutôt que de s’engager dans une narration routinière, qui aurait simplement suivi un processus judiciaire, Lautner nous propose une plongée dans l’âme du tueur pour mieux déplacer son propos sur un terrain plus large, celui 7eke libre arbitre, de la liberté et de la charge envers les institutions morales.

  TÉLÉCHARGER ITOOCH PRIMAIRE GRATUIT

C’est une position que conserve Lautner dans la longue séquence du procès, qui se centre de plus en plus sur le personnage de Duval.

Blier occupe l’écran et transforme son personnage, le septième juré du titre, en acteur central d’un événement codifié, dont il ne devrait être qu’un témoin privilégié. C’est à la fois une démarche qui permet au personnage d’exorciser son crime et à Lautner, dans sa position de réalisateur, de proposer une forme de subversion de l’institution judiciaire puisque les protagonistes habituels d’un procès se trouvent peu à peu réduits au rôle de spectateurs.

Et ce n’est qu’un début, car Le 7ème juré prend une nouvelle dimension à l’issue de ce procès. Alors que les notables ke Pontarlier n’acceptent pas le verdict qui innocente un homme coupable de ne pas leur ressembler, Duval se voit accusé non pas du meurtre qu’il a réellement commis mais d’avoir trahi les siens en prenant ostensiblement la défense de Sautral.

Ultime illustration de cette société qui marche sur la tête, on lui rit même au nez lorsqu’il passe aux aveux, démonstration finale de la décadence que filme 7rme puisque nous savons, en tant que spectateurs, que Duval dit vrai.

Cette peinture sociale, c’est évidemment l’occasion pour Lautner de nous offrir une réjouissante galerie de personnages plus veules les uns que les autres, un exercice dans lequel il excelle.

On les retrouve dans kuré rance d’un vieux café qui semble héberger leurs parties de bridge depuis une éternité et qui contraste avec la boîte de nuit dans laquelle sortaient la victime, l’accusé et les jeunes de la ville, baignée dans une sonorité jazzy bien plus moderne. Une atmosphère que réutilisera Lautner dans beaucoup de ses films et qui ne laisse aucun doute sur sa préférence, et donc sur le jugement qu’il porte sur ses personnages.

Le Septième Juré — Wikipédia

Il sauve toutefois un des notables, d’ailleurs il s’agit de celui qui fréquente les deux lieux, celui du vétérinaire. Impeccablement interprété par cet indispensable second rôle du cinéma français qu’est Maurice Biraudcelui-ci tient un discours radicalement opposé à celui de ses congénères.

Presque excessif, 77eme lucide à la vue des éléments qui nous sont proposés, il 7me l’ensemble de la bonne société, la jugeant coupable, dans son ensemble, du crime commis par Duval – dont il semble d’ailleurs deviner la culpabilité. Il ne fait que peu de doutes que ce personnage est le porte-parole du réalisateur dans le film, Lautner lui laissant régulièrement le dernier mot et nous montrant des faits qui lui donnent raison.

L’atmosphère est oppressante, grâce à une esthétique travaillée pour laquelle il faut saluer le travail du fidèle chef opérateur de Lautner, Maurice Fellousqui crée une véritable ambiance de film noir, mais aussi grâce à une utilisation particulièrement pertinente du son avec ces bruits qui se détachent, notamment celui des cloches que Duval se remet à entendre après son crime, symbole de son réveil.

Le propos, lourd, est la condamnation sans appel d’une société sclérosée, et l’on pourrait d’ailleurs presque faire à Georges Lautner le reproche de mener un procès exclusivement à charge, le problème récurrent des films à thèse, si la démonstration n’était pas si fluide, si élégante et si brillamment portée par un casting d’exception. Le mélange entre comique et réalisme est la véritable marque de Georges Lautner, quel qu’en soit le dosage.